GROUP SHOW
Du 04 au 21 mars 2015

La Galerie Samuel Lallouz est heureuse de présenter son exposition collective réunissant les artistes qu’elle représente et soutient. La Galerie Samuel Lallouz joue en effet un rôle notable dans la représentation des artistes les plus novateurs qu’ils soient canadiens, américains ou européens. La galerie n’a eu de cesse d’être pionnière tant par le choix de ses artistes que par les moyens et les libertés qu’elle leur a accordé, afin que tous élaborent et développent un langage artistique qui leur soit propre.

La Galerie Samuel Lallouz perpétue son attachement auprès des artistes historiques tel que Jean-Paul Riopelle, Joseph Beuys, Louise Bourgeois, Paul- Émile Borduas, Gershon Iskowitz… et n’oublie pas son engagement auprès des générations actuelles avec Janieta Eyre, Monika Weiss, Leiko Ikemura… ainsi qu’auprès des générations futures.
Cette exposition collective tente d’illustrer cette démarche et identité.

Leiko Ikemura : Le langage, ou mieux le dépassement des limites du langage joue un rôle fondamental dans le travail de Leiko Ikemura, que ce soit en peinture, sculpture, photographie ou dans les œuvres sur papier. Étroitement relié à la tradition asiatique, son processus artistique est une méditation permettant de faire émerger les images intérieures, de les laisser passer devant les yeux, de les faire disparaître, ou bien de les laisser prendre forme. Son monde imaginaire se meut dans l’espacement entre le connu et l’inconnu. Leiko vit et travaille à Berlin.

Monika Weiss : Son art transdisciplinaire combine dessin, sculpture, musique, chorégraphie, performance, installation et vidéo, et démontre un intérêt intellectuel pour la mythologie, l’histoire, la philosophie, la théorie de l’art et le féminisme. Cette combinaison unique et puissante produit des œuvres d’une grande beauté et sérénité qui perturbent le temps et l’espace afin de communier avec le passé, que ce soient dans les faits, la mémoire, l’absence ou le deuil et d’en évoquer tous les sentiments inhérents. D’une manière implicite et délicate, Monika Weiss critique le gâchis que nous faisons du monde. L’artiste vit et travaille à New-York.

Janieta Eyre : Son travail mêle la fiction, l’histoire, la culture et la mémoire, dans des portraits chargés de symbolisme. Janieta Eyre a étudié la photographie au Ontario College of Art, à Toronto. Elle détient également un baccalauréat en philosophie de l’université de Toronto. Elle vit et travaille à Toronto.

Carolee Scheemann : Artiste américaine qui a beaucoup travaillé avec le corps, elle s’intéresse notamment à la sexualité et au genre. Son œuvre est principalement caractérisée par ses recherches sur les traditions archaïques visuelles, les tabous et le corps de l’artiste dans sa relation dynamique avec le corps social. Artiste multidisciplinaire, elle a produit des peintures, des films expérimentaux, des photographies, des performances et des installations mais a également publié de nombreux articles. Elle a apporté une contribution fondamentale à divers mouvements artistiques américains à l’image notamment du Happening, du Body Art, du Judson Dance Theater et de l’art féministe.

Barbel Rothhaar : Née en 1957 en Allemagne de l’Ouest, Barbel Rothhaar obtient une bourse pour se rendre à New-York et y passe un an où elle se fait remarquer et découvre la déconstruction. Elle ne se considère pas comme appartenenir à un mouvement particulier mais entre une peintre abstraite et une peintre conceptuelle pour qui le travail sur la couleur et l’espace est essentiel. Elle vit et travaille à Berlin.

Ralph Gibson : Son regard indéfiniment bleu, armé d’un emblématique LEICA, sculpte la lumière pour nous en extraire l’essence de ce qui se meut devant nous. Nous sommes par nature un « animal social », notre monde étant le prolongement de celui d’autrui.
Ralph Gibson nous donne donc à appréhender l’autre, non pas par un langage unique, mais à travers un prisme beaucoup plus vaste que celui que nous employons naturellement. Cette extraction du réel, nous est perturbante, dérangeante car elle est tout simplement sublime : elle nous dépasse tout en embrassant contrastes et oppositions. Ralph Gibson vit et travaille à New-york.

Gershon Iskowitz, (1921 -1988) est un survivant des camps de concentration d’Auschwitz et de Buchenwald, En 1949, il émigre au Canada. Les premiers tableaux qu’il réalise après son arrivée à Toronto sont de tristes réminiscences de son passé. Il commence, petit à petit, à peindre des paysages, tout d’abord des environs de Toronto puis de la région de Parry Sound. Au début figuratifs, ces
paysages seront de plus en plus abstraits. Les paysages canadiens demeureront son principal sujet d’inspiration à partir des années 1960.